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NB : Pour lire l'histoire de la guilde cliquez ici |
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ne des tavernes de Stormwind, les rires, les chants, la cervoise qui coule à flots autant dans les gorges des nains que dans celles des hommes. Au milieu du chahut ambiant, on remarque, dans un coin d'ombre, une jeune femme qui s'applique à écrire sur un livre relié.
Elle n'est encore que peu connue dans la ville, tout comme ses compagnons. |
| Tous ces gens sont arrivés il y'a peu, ils semblent venir d'horizons bien divers : la plupart sont des hommes, mais on compte parmi eux des elfes, des nains et même des gnomes. La seule chose qui les lie est le respect qu'ils inspirent, tous semblent être nobles, dans leur cœur si ce n'est de leur lignage.
A l'heure où la jeune fille écrit ces lignes, ses compagnons sont rassemblés à l'office des guildes, ils font établir officiellement leur guilde. Un œil indiscret pourrait voir que les lignes que la jeune fille rousse écrit, elles relatent justement l'histoire de cette guilde nouvellement arrivée en les terres de Stormwind. Voici ce qu'on peut lire sur l'almanach. |
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'homme regardait tristement Dalaran encore fumante. Il y a à peine quelques heures la cité était encore pleine de vie, malgré le Fléau qui avait touché chacun de ses habitants. White Hawk avait assisté à cette tuerie, il servait sous les ordres du prince Arthas avant que celui ci ne s'oppose à Uther dans sa folle vendetta contre Mal'Ganis. |
Voyant l'esprit du prince s'éffriter peu à peu, et malgré tout le respect qu'il lui devait, White Hawk ne pouvait se résoudre à trahir l'honneur qui faisait de lui un chevalier de la Main d'Argent.
Aussi, il s'était rangé aux cotés d'Uther et il avait assisté, impuissant, au massacre de Dalaran.
Il était habitué à la vue du sang et des morts, mais le charnier putréfié qui s'étalait devant ses yeux pour l'heur lui soulevait le coeur. Jamais il n'aurait pensé qu'un homme de haut lignage tel qu'Arthas pouvait en arriver à de telles extrémités ! Ce qui faisait la noblesse, c'était l'honneur avant le sang, non ? Il en doutait à présent...
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Il ne pouvait rien faire d'autre que de penser, penser encore. Lorsque les troupes d'Uther quittèrent Dalaran en compagnie de Jaïna Proudommore, il les suivit. Il rentra ainsi dans ses terres, pensant ne plus reprendre les armes, de peur de sombrer dans la même démence qu'Arthas.
Il rejoignit donc sa famille, retrouva son chateau et s'occupa à ses affaires, régnant sur ses terres comme un seigneur qui mérite ce titre.
Il passait toutefois de longues soirées à méditer, se demandant ce que devenait l'homme qu'il avait servi toute sa vie durant. Il savait qu'Arthas avait rejoint les terres glacées de Northrend, mais depuis son départ aucune nouvelle n'avait filtré vers Lordearon.
Comme beaucoup d'autres, White Hawk ne perdait pas foi en son Prince et croyait encore qu'il était tourné vers la Lumière. Aussi lorsque le retour d'Arthas fût annoncé, notre seigneur quitta son chateau et parti vers la capitale pour fêter dignement le retour du Prince victorieux qui venait de pourfendre la source du Fléau. Lorsqu'il arriva au chateau royal, une liesse quasi générale habitait déjà le coeur des habitants, un peu partout dans la ville on installait de grand étendards aux couleurs royales, dans les champs de roses on cueillait les pétales qui tomberaient en pluie lors de l'arrivée du Prince.
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Celle ci ne devait avoir lieu que quelques jours plus tard toutefois, aussi White Hawk s'installa dans une auberge.
La il écouta la rumeur locale, il observa les gens. La folie d'un Prince avait ébranlé sa croyance selon laquelle noble sang fait noble cœur, mais c'est ici, dans cette taverne et au milieu des gens du peuple qu'il la perdit totalement. En effet, il découvrit comme des gens de bonne famille peuvent se comporter en oppresseurs, en malotrus et en goujats. Il vit d'humbles servantes humiliées et violentées par quelques paladins un peu trop ivres, il vit un comte se faire porter un repas succulent et le manger devant un pauvre mendiant qui l'aurait soit disant offensé. Il vit la noblesse dans tout son vice. Et à coté de cela, il apprit comme les gens du peuple peuvent être bons. Il se rappela que les hommes pouvaient s'entraider, se soutenir. Et il se dit que la vocation de paladin qu'il avait choisi en s'engageant dans l'ordre de la Main d'Argent était bien celle qui servait au mieux l'humanité.
Toutefois un profond malaise était né en lui, tout d'abord lorsqu'il avait vu Arthas massacrer des innocents, mais il se demandait aujourd'hui, attendant le retour de son prince triomphant, si celui ci n'avait pas vu juste.
Puis ces quelques jours à côtoyer des nobles et des gueux de tous horizons : là il avait vraiment perdu la foi en la noblesse, il doutait vraiment que le lignage voulu signifier quelque grandeur d'âme.
White Hawk ressassait amèrement ces scènes de la vie quotidienne qui plaçaient les nobles et les chevaliers au dessous de tout, lorsqu'il entendit les cors résonner : le Prince arrivait en ses murs, ou plutôt en les murs de son père. Il accourut donc à un des balcons de la salle du trône, tout heureux qu'il était de retrouver enfin le général et l'ami qu'il avait servit des années auparavant. Mais lorsqu'il vit son visage blafard derrière le heaume usé par les vents de Northrend, lorsqu'il vit cette lame de laquelle émanait le mal pendre à sa ceinture, il comprit que son Prince avait irrévocablement changé. Il ne fût pas surpris de voir Arthas sortir Frostmourne de son fourreau et tuer son propre père, mais cette horreur fît définitivement vaciller son cœur.
Il sentit les larmes chaudes monter à ses yeux, il sentit la douleur d'une illusion qui s'effondre. Au loin, déjà on entendait les cris stridents des gargouilles qui fondaient sur les villages humains, alors que White Hawk s'éloignait au grand galop vers ses terres, la vue brouillée et le souffle entrecoupé de sanglots amers.
Mais ses pleurs ne firent que redoubler, quand il vit l'épaisse couche de pourriture qui recouvrait les terres voisines de son château. Dans un élan de rage il terrassa les quelques goules errantes qui se repaissaient de cadavres putréfiés, puis il éperonna en direction de son château. Celui ci était en proie au flammes, quelques acolytes s'employaient à le rénover aux couleurs sombres du Fléau, dirigés tant bien que mal par un nécromancien.
Qu'étaient devenues sa famille ? White Hawk n'en savait rien. Il ne se le demandait même pas, il sentait petit à petit sa raison s'effondrer sous le poids des douleurs. L'humanité était en péril, et cela à cause d'un homme, un prince… C'est lorsque la folie s'empare des puissants qu'elle est la plus dangereuse. Combien de manants a-t-on vu prêcher l'apocalypse sans jamais qu'elle arrive ? Et la il avait suffit qu'un prince perde ce qui faisait de lui un paladin, et l'armageddon était imminente…
Il ne fallait pas laisser l'esprit des puissants se perdre, il fallait les unir, tous devaient servir la lumière sans équivoque. Les seigneurs de toutes les contrées devaient se soutenir les uns les autres, devaient soutenir le faible, devaient protéger l'humanité du péril qu'ils pouvaient eux même représenter. Méditant ces sages pensées, consolidant sa raison avec l'image de cette alliance des seigneurs qui le sont tant dans leur sang que dans leur cœur.
Il partit donc vers les seigneuries voisines, livrant maints combats pour libérer des fiefs du joug des morts vivants, il rallia nombre de nobles cœurs à sa cause. Des hommes comme de femmes, certains comtes, d'autres barons et d'autres encore simples paysans. Tous ensemble ils combattirent le fléau pendant quelques mois. Mais la menace mort vivante grandissait à vue d'œil, et bientôt la glorieuse alliance dû se résigner : seule, elle ne pouvait contenir l'offensive toujours plus agressive des seigneurs liches. Une rumeur prétendait que Jaïna Proudmoore, la célèbre mage de Dalaran, déployait la flotte de son père afin que des colons puissent quitter les terres dévastées de Lordearon. Leur destination : Kalimdor, il fallait passer au delà du Maelström, et aller établir une humanité qui repartirait sur des bases plus saines. Voyant là une occasion inespérée d'implanter profondément ses principes de justice et de noblesse dans la société, White Hawk dirigea l'Alliance vers la côte. Là, ils affrétèrent un navire et rejoignirent la flotte de Jaïna.
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On distinguait difficilement les cotes au loin et l'effervescence du départ venait de retomber un peu. Une dizaine de navires allaient cote à cote sur la mer interieur. Pour l'instant la mer était calme, le temps était beau, mais d'ici quelques jours ils atteindraient le Maelström, et là…
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Mais il serait toujours temps d'y penser plus tard, pour l'heure les appétits commençaient à se faire sentir. On dressa un grande tablée sur le pont même du navire, et tous les seigneurs s'attablèrent sous le regard bienveillant de Sieur White Hawk. A cette époque peu de seigneurs avaient choisi la vocation de troubadour, et la seule ménestrel à égayer le voyage était Myline, une dame qui avait rejoins l'alliance pour fuir un combat désespéré contre un démon. Nul ne sait vraiment comment la créature s'était retrouver sur les terres de la jeune femme, l'explication la plus probable paraissait qu'elle eût été invoquée par une liche. Toutefois, Myline restait toujours évasive à ce propos.
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Comme le repas n'était pas encore tout à fait prêt et que les gens de l'Alliance commençaient à s'impatienter, la ménestrel entonna une ballade que le vent marin reprenait par delà les flots. |
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" Beaux seigneurs et belles dames,
Servants de la justice,
Aujourd'hui fuyant l'infâme,
Pour se protéger du vice.
Ne croyez pas le mal vaincu
Ni même laissé loin derrière,
Car c'est cette contrée perdue
Qui en est aujourd'hui la mère.
Mais de notre courage,
Naîtrons maints exploits.
Par la justice et le partage,
Chacun deviendra roi.
Et notre glorieuse alliance,
Clamera haut et fort
Contre folie et décadence,
Gloire aux couleurs bleues et or ! "
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Alors qu'elle chantait ceci, on déploya au plus haut mât du navire un pavillon azur et or éblouissant. White Hawk avait décidé avant le départ d'offrir à l'Alliance Des Seigneurs ses propres couleurs. Les seigneurs en liesse levèrent tous leur verre et on commençât le festin qui devait marquer le départ de Lordearon et d'une nouvelle vie pour la plupart des seigneurs.
Beaucoup d'entre eux avaient perdu de la famille, des amis ou des terres avec la venue du Fléau , et tous voyaient en cet exil vers Kalimdor une chance de rebâtir une existence moins tourmentée. Pourtant les mots de Myline ne rassuraient guère, de quel mal parlait-elle ? Peut être de vieille légendes connues des bardes seuls ? On ne se chagrina pas plus et on continua à faire la fête. Quelques jours passèrent, les bateaux filant toujours sur la mer d'huile. Puis, une nuit, tout cela changea : le fracas de l'orage se fit ressentir jusque dans les os des marins endormis. Les seigneurs se levèrent, coururent sur le pont détrempé. A l'horizon, qu'on discernait avec peine, on pouvait voir la plus gigantesque tempête qu'il soit possible d'imaginer. Même les plus grands mages ne paraissaient pas capable de déchaîner à ce point les éléments ! La mer était agitée et d'énormes vagues venaient sans cesse se briser sur la coque. Sans parler du ciel, il était d'ébène, aucune étoile ne transperçait les épais nuages.
Une brume épaisse prenait naissance au dessus des flots, à la barre le capitaine avait de plus en plus de mal à distinguer sa route, bientôt il ne vît même plus la proue du bateaux tant le brouillard devenait épais. Les rares moments où l'on pouvait distinguer quelque chose devaient leur existence à celle des éclairs gigantesques qui venaient frapper la mer. On n'apercevait plus les autres navires de l'expédition, chacun luttant sans doute pour ne pas sombrer au milieu de la mer intérieur.
Le capitaine engagé par l'Alliance était valeureux, et tant bien que mal le bateau sortit du Maelström sans trop de dommages. Mais lorsque le temps permit à nouveau de voir loin à l'horizon, on eu beau scruter à l'aide des télescopes gobelins, impossible de retrouver le reste de l'expédition. De plus, cette région du monde n'avait que très peu été explorée, aucune carte du ciel ne permettait de retrouver la route du voyage. S'accrochant à leur courage et à leur détermination, les seigneurs ne perdirent pas espoir et continuèrent de naviguer vers l'ouest. Le voyage dura longtemps, tant et si bien que lorsqu'il aperçurent des terres tous sautèrent de joie, d'autant plus que les vivres commençaient à manquer.
L'accostage se fit tant bien que mal sur les rivages inconnus, après la traversée de la Mer Intérieure le navire de l'Alliance était dans un bien piteux état. Les territoires semblaient assez hospitaliers, mais l'enfer lui même aurait peut être était doux pour qui a connu la venue du Fléau. On s'affaira à décharger toute la cargaison, on prit deux jours de repos bien mérité puis vint la difficile tache de retrouver le reste de l'expédition, si tant est qu'il en reste quelque chose.
L'Alliance des Seigneurs comprenait quelques éclaireurs et leur aide fût précieuse : il ne retrouvèrent pas la trace de leurs compagnons de voyage, par contre ils permirent d'éviter le malheur d'une rencontre surprise avec des… orcs ! En effet, les humains ne semblaient pas être les seuls à être parti vers Kalimdor, une partie de la Horde avait vraisemblablement migré tout comme eux vers ces terres plus clémentes.
Mais ils étaient étranges, rien à voir avec les orcs paisibles que les humains avaient pris l'habitude de voir dans les réserves de Lordearon, non… Ceux là avaient visiblement renoué avec les démons qu'ils servaient jadis ! Leur peau avait une teinte rougeâtre et sanguine, tout comme leur tempérament. Ils étaient bien plus agressif, instables et sanguinaires, aussi l'on décida de ne pas trop les approcher avant de connaître la raison de leur présence.
Toutefois, cette précaution fût vaine : les orcs aussi avaient leurs éclaireurs, et ceux ci eûrent tôt fait de découvrir le rassemblement humain ; Peut de temps après les premiers raids eurent lieu, faibles tout d'abord afin de tester la résistance qu'opposait l'Alliance, ils se muèrent bientôt en une vaste offensive. Aussi une aube comme tant d'autres, le bruits des hommes en armure de guerre marchant en cadence résonna sur une plaine de Kalimdor. Le temps était beau, le ciel mauve bleuissait lentement mais aucun oiseau ne faisait entendre son chant, seul les lourds tambours de guerre résonnaient dans la plaine. Mais quelle était encore cette créature étrange que les tambours orcs chevauchaient ? White Hawk regardait, horrifié, la horde s'assembler, ralliée de créatures inconnues et terribles : ces énormes lézards, de drôles de chauves souris géantes et bien sûr les habituels loups. Combien étaient ils ? Le fondateur de l'ADS ne pouvait le dire, mais ils étaient plus nombreux, ils étaient mieux armés et surtout, ils étaient assoiffés de sang.
De leur coté, les seigneurs n'avaient que peu récupéré de la longue traversée et des récents raids, ils étaient épuisés, ils n'avaient plus de patrie, plus de famille, plus rien à perdre. Mais dans leur yeux brillait toujours l'espoir d'une humanité tranquille et débarrassée de la guerre et du chaos qu'elle entraîne. L'affrontement était inégal, mais inéluctable, bientôt les premiers chevaucheurs de loups chargèrent au milieu des hurlements. Qui n’a jamais vu ces bêtes en furie se ruer sur lui ne peut pas comprendre l’éffroi qu’ont pu ressentir tous les seigneurs : tels les Cauchemards enflammés des Warlocks, les terribles loups portaient sur leurs dos les plus sanguinaires des guerriers orcs. Lorsque ceux ci arrivèrent dans les rangs de l’Alliance, la terre se teinta de la couleur de leur peau, le sang abreuvait le sol de Kalimdor. A nouveau, les sangs orc et humain se mêlèrent, comme les haches et les marteaux s’entrechoquèrent. Le combat fît rage, mais il était vain, les seigneurs étaient trop peu nombreux, la sauvagerie de leur adversaire était bien trop grande…
Et bientôt, au milieu du vacarme assourdissant s’éleva une voix forte : c’était White Hawk qui hurlait à l’Alliance de se replier. Tout espoir semblant perdu les humains commencèrent à fuir, les plus lents tombant à cause de quelques haches violemment lancées. Tous prirent part à la débâcle sauf un : au milieu de la Horde on voyait tournoyait un marteau de paladin. C’était White Hawk ! Plus féroce encore que ces ennemis il broyait crâne après crâne, faisant fit de ses blessures il retenait la horde, donnant sa vie afin que vive le rêve de cette dernière. Son sang coulait à flot, brouillant sa vision, mais entre deux coup il put distinguer au loin ses amis qui stoppaient leurs destriers… Que leur arrivait-il ? Il aurait voulu leur crier de continuer, de ne pas revenir en arrière ! Il fallait protéger l’ADS et ses idéaux, il ne fallait pas laisser la guerre détruire le rêve d’un monde sans combat... Les larmes coulaient sur ses joues alors qu’une lance le transperça de part en part... White Hawk, le père fondateur de l’Alliance venait de tomber dans l’honneur. Dans la course éffrénée vers le salut, les membres de l’Alliance s’aperçurent peu à peu que leur chef ne les accompagnaient pas et bientôt la triste vérité leur apparut : voulant couvrir leur fuite, il était resté seul à combattre les troupes déchaînées.
Certains pleuraient déjà sa mort, d’autres se laissaient succomber au désespoir lorsqu’enfin quelqu’un prit la parole. Myline, éperonna et fît volte face, ordonnant à ses compagnons d’arrêter leurs montures. Levant bien haut l’étendard bleu et or elle hurla d’une voix si forte qu’elle faisait trembler les coeurs, une voix que seule la Foi pouvait motiver : |
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« Mes amis ! Mes compagnons !
Soldat de l’Espoir entendez son nom !
White Hawk le Grand
Baigne en son sang
Pour ses rêves, ses amis,
Pour nous il se sacrifie !
Allons nous fuir, couards ?
Abandonnerons nous l’espoir ? »
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| Pris au corps par leurs idéaux, les Seigneurs retournèrent tous leurs chevaux en direction du champ de bataille. Au loin les orcs riaient, ils riaient toujours lorsque la déferlante des Seigneurs arriva sur eux. A coté du massacre qui suivit, la charge des chevaucheurs de loups faisait bien piètre figure. Les cœurs corrompus des peaux vertes tremblèrent lorsque, mêlée au fracas assourdissant des masses brisant les crânes, la devise de l’Alliance fût reprise à l’unisson par tous les Seigneurs. Ainsi s’élevèrent jusqu’à la voûte les mots qui ne seraient jamais oubliés : |
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Les orcs étaient féroces et sanguinaires, mais même le sang démoniaque qui coulait dans leurs veines ne pu rien faire pour contrer la furie de l’Alliance, partout les têtes des monstres roulaient au sol, les loups fuyaient en jappant comme de simples chiots et même les énormes bêtes que montaient les tambours orcs semblaient impressionnées par cet assaut effréné.
Bientôt, les orcs commencèrent à fuir, du moins les quelques orcs qui demeuraient encore en vie. Malheuresement ce n’était là qu’une bien piètre victoire, car au milieu des cadavres, baignant dans une mare de sang, on pouvait trouver celui de White Hawk. La lance qui l’avait achevé lui transperçait encore les flancs, un soldat de l’Alliance vint, la mort dans l’âme et il retira d’un geste rageur cette arme maudite. Puis tous s’assemblèrent autour de la dépouille et se receuillir. Personne ne disait plus rien, seuls les sanglots résonnaient dans la plaine. Tous pleuraient sauf Myline, elle semblait en proie à un dilemme, elle avait peur de quelque chose…
En ce temps là, il était une profession qui était bannie de l’Alliance : les Warlocks, ces sorciers qui pactisaient avec les démons, ne pouvaient apporter que le danger et la corruption… Aussi ceux là n’avaient jamais été acceptés par l’ADS. C’est pour cette raison que Myline tremblait aujourd’hui, elle n’était pas barde, non… Et lorsqu’elle s’avança vers la dépouille de White Hawk, irradiant une aura de flammes vertes, tous furent frappés d’effroi en reconnaissant la source de son pouvoir. Elle traitait avec les démons… Toutefois, elle ne s’arrêta pas en voyant les regards noirs braqués sur elle, elle chemina au travers des seigneurs, son aura lui permettant de se frayer un passage. Elle s’agenouilla devant son sir et se mît à incanter les mots les plus sombres qu’elle connaissait. Toutes les personnes présentes alentour sentir une partie de leur âme s’échapper alors qu’une raie de lumière venue des cieux vint frapper le corps du fondateur de l’ADS, éblouissant les Seigneurs. Lorsqu’ils réouvrirent les yeux, Myline était évanouie, une larme de sang sur la joue, mais surtout, devant elle, White Hawk se dressait, plus robuste que jamais, la plaie sur son abdomen était refermée…
A la stupeur succéda la joie, on expliqua au Seigneur des Seigneurs ce qui venait de se passer et tous regagnèrent le camp dans la liesse générale. Myline fût portée en son lit et durant son sommeil, le conseil de l’Alliance Des Seigneurs prit une grande decision : après les évenements qui s’étaient déroulés, il apparaissait clairement que les Sorciers, malgré l’origine de leur magie, avaient des pouvoirs qui n’étaient pas tous néfastes. Aussi on décida de légitimer la pratique de la sorcellerie dans les rang de l’Alliance. Lorsque Myline s’éveilla elle ne fût pas vraiment surprise de n’avoir été enfermée ou executée, elle avait toujours eu foi en la bonté de sa guilde, aussi elle rejoins ses compagnons pour fêter la victoire sur les orcs et la sauvegarde de l’Alliance des Seigneurs.
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u bout de plusieurs jours de liesse générale organisés par les membres les plus soiffards de l’Alliance (et les Dieux savent s’ils étaient nombreux !), le conseil de l’ADS décida qu’il était temps de partir à la recherche de Jaïna et des autres colons humains. Les éclaireurs furent envoyé partout dans le royaume de Kalimdor et ils revinrent bien vite avec d’êtranges rapports : il apparaissait comme clair que les orcs étaient scindés en deux groupes : les peaux vertes, et les peaux rouges.
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Fait encore plus étonnant, les orcs verts s’étaient alliés avec les troupes humaines ainsi qu’une troisième race mystérieuse dont les membres ressemblaient vaguement à des Haut Elfes. Mais le pire restait à venir… En effet, si cette alliance saugrenue avait été créée, c’était dans un but précis : les morts vivants avaient eux aussi rejoint les terres de Kalimdor ! Et ils étaient guidés par un Démon !
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Il apparut comme évident que l’ADS se devait d’aider l’alliance à lutter contre la Légion Ardente, aussi on leva le camp quelques jours plus tard et tous les Seigneurs partirent vers le nord. Les terres desertiques sur lesquelles avait eu lieu la bataille avec les orcs, firent place à une forêt luxuriante où les arbres eux-mêmes semblaient vivants. Après plusieurs jours de marche dans cette forêt, les premiers morts vivant firent leur apparition en attaquant les troupes de l’ADS, et au même moment on vit se dessiner à l’horizon les contours d’un arbre gigantesque. Aucune raison claire ne l’indiquait, mais il semblait necessaire de rejoindre cet arbre, il irradiait d’une magie puissante. Bientôt, le murmure du combat rebondit d’arbre en arbre, une bataille immense prenait forme non loin de là. Les Seigneurs accelérent le pas, et bientôt ils se retrouvèrent dans le plus gigantesque affrontement que la terre ai jamais connu : des membres de toutes les races existantes se battaient ensemble contre le flot mort vivant. A l’ombre de l’Arbre Monde, tous agissaient selon les idéaux de l’Alliance Des Seigneurs ! Main dans la main, malgré la mort et le desespoir, tous continuaient à resister afin que le Démon n’anihile pas ce qui restait de vie… Les Seigneurs se jettèrent dans l’affrontement aux cotés des humains, des orcs et de ces elfes à la peau couleur nuit. Les pertes furent nombreuses, les morts se relevaient sans cesse. Mais à force de temps et de courage l’ennemi fût repoussé, le Démon fût détruit et l’espoir subjuga à nouveau tous les cœurs. Chacun avait perdu un ami dans la bataille, mais chacun s’y était fait un nouveau compagnon d’armes, des membres de toutes les races s’avançaient humblement devant White Hawk afin de demander le titre de Seigneurs, tant ils avaient été touché par la pureté des idéaux de l’ADS. Le monde était sauvé du plus grand péril qu’il avait connu, pas uniquement grâce à l’Alliance des Seigneurs non, mais elle y avait contribué, sans que personne ne demande son aide, juste par foi en un monde meilleur. |
Pusieurs jours passèrent dans les terres des elfes, chacun pensa ses blessures, prit de temps de savourer le calme qui suit la bataille. Puis les emissaires arrivèrent, les terres du continent natal des humains n’avaient pas toutes sombré sous le flot Mort Vivant, deux bastions tenaient encore : Stormwind et Ironforge luttaient contre le Fléau et Arthas, et elles avaient besoin d’aide ! White Hawk ne donna aucun ordre, mais tous préparèrent leurs bagages, y compris certains des nouveaux compagnons de l’ADS.
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| Le jour suivant l’arrivé des émissaires, tous les Seigneurs voguaient fièrement sur l’Océan Intérieur en direction de Stormwind : il restait encore bien des exploits à accomplir avant que la Chevalerie et l’Honneur ne soient dans tous les cœurs… |
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